Ce mardi 27 octobre 2026, la salle de réunion du 7e étage de l’immeuble des Nations Unies à Kinshasa a accueilli une rencontre de haut niveau entre le Représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Monsieur Kamil Kayode Kamaluddeen, et le Coordonnateur du Conseil Présidentiel de Veille Stratégique (CPVS), Monsieur François Muamba Tshishimbi. Cette rencontre a constitué une étape importante pour donner toutes les chances de réussite à la deuxième phase du projet d’appui du PNUD au CPVS.
Accompagnés de leurs experts respectifs, les deux hauts responsables ont échangé sur la préparation de la deuxième génération du programme d’appui du PNUD au CPVS, dénommé Programme de redevabilité, de veille et d’assurance qualité des engagements présidentiels stratégiques (PREVAQ-EPS). Ce programme ambitionne de faire du CPVS un centre d’intelligence stratégique en renforçant ses capacités à suivre les priorités nationales, à anticiper les difficultés et à proposer des solutions.
D’entrée de jeu, le Représentant résident par intérim du PNUD a chaleureusement souhaité la bienvenue au Coordonnateur du CPVS ainsi qu’à sa délégation. Rappelant qu’une bonne politique publique ne se mesure pas seulement à la qualité des décisions prises, mais surtout aux changements concrets qu’elle apporte dans la vie des populations, il a réitéré l’intérêt essentiel du PNUD pour la question centrale suivante : comment mieux accompagner les pouvoirs publics dans le suivi des engagements pris, l’appréciation des résultats obtenus et l’identification rapide des difficultés qui freinent leur réalisation ? Il a, à cet égard, souligné le rôle prépondérant du CPVS, qui consiste à aider les décideurs à disposer, au bon moment, des informations nécessaires à la prise de décision.
Il a également formulé le vœu de mettre en évidence la valeur ajoutée du PREVAQ-EPS et d’en définir les meilleures approches afin de mobiliser les partenaires et les ressources nécessaires à sa réalisation. Il a enfin appelé au partage d’une vision commune fondée sur des priorités et des résultats attendus clairement définis.
Pour sa part, le Coordonnateur du CPVS a rappelé que, si la première phase d’appui du PNUD a contribué à poser les fondements opérationnels du dispositif, la deuxième phase doit permettre de franchir un cap : passer du suivi des réalisations à l’intelligence stratégique, afin de mieux anticiper les risques, vérifier la qualité des résultats, prendre en compte la perception citoyenne et éclairer la décision au sommet de l’État. Cette ambition traduit la volonté commune du PNUD et du CPVS de faire de ce dernier un instrument plus performant d’aide à la décision, au service de l’efficacité de l’action publique et de la réalisation des engagements présidentiels.
À ce titre, il a exprimé sa profonde gratitude au PNUD pour son accompagnement constant, la disponibilité de ses équipes et l’expertise mobilisée dans l’élaboration de ce programme. Il a appelé les parties à prendre leurs responsabilités afin que le PREVAQ-EPS ne demeure pas un document d’intention, mais devienne un instrument opérationnel de veille, d’anticipation et d’aide à la décision. Il a garanti le plein engagement du CPVS dans cette perspective et exprimé le souhait de voir se poursuivre le partenariat avec le PNUD pour concrétiser cette ambition.
Par ailleurs, outre le rapport de mise en œuvre de la première phase, la présentation faite par le Conseiller technique du Chef de l’État et expert principal de la Cellule Économie et Finances du CPVS, Monsieur Robert Moustafa, a démontré la nécessité d’intégrer l’intelligence stratégique dans la mise en œuvre des engagements du Chef de l’État. Il ne suffit plus de suivre : il faut anticiper, vérifier, écouter les citoyens et éclairer l’arbitrage au bon moment.
À cet effet, il a présenté les cinq composantes du PREVAQ-EPS : l’intelligence stratégique des engagements ; l’alerte précoce et la gestion des risques ; l’assurance qualité des résultats ; le baromètre citoyen et la redevabilité ; ainsi que la prospective et l’information décisionnelle.
La rencontre s’est clôturée par des orientations partagées, des priorités clairement établies et une démarche commune visant à faire progresser le partenariat, à renforcer l’action publique et à accélérer les résultats de développement attendus par le peuple congolais.
Le CPVS au service de la vision présidentielle.